Les Portraits de la Solidarité Internationale : Carlos Moyano Reviewed by on . Dans le cadre de sa participation au dispositif "Corps Européen de Solidarité", la FRMJC amplifie son action à l'Internationale. Faisons connaissance avec les a Dans le cadre de sa participation au dispositif "Corps Européen de Solidarité", la FRMJC amplifie son action à l'Internationale. Faisons connaissance avec les a Rating: 0

Les Portraits de la Solidarité Internationale : Carlos Moyano

Dans le cadre de sa participation au dispositif « Corps Européen de Solidarité », la FRMJC amplifie son action à l’Internationale. Faisons connaissance avec les actrices et acteurs engagé·e·s dans cette opération, via une série de double-portraits : d’une part, la parole est laissée au Volontaire, de l’autre, au tuteur.rice qui l’accueille. Aujourd’hui : Carlos Moyano et Caroline Marchand, de l’association CRL10.

Actuellement, plusieurs associations MJC du notre réseau accueillent des volontaires européens par le biais de ce dispositif et nous sommes prêts à accompagner d’autres structures souhaitant s’engager dans cette aventure !

Nous démarrons aujourd’hui une série d’entretiens croisés dans l’objectif de découvrir l’ensemble des volontaires européens qui intègrent notre réseau et leurs tuteurs.

Nous démarrons avec Carlos Moyano, un jeune homme espagnol, volontaire auprès de l’association parisienne CRL10 depuis octobre dernier, et sa tutrice, Caroline Marchal 

Ces témoignages ont été recueillis par Alexandru Casian, volontaire portugais en mission au siège de la FRMJC-IdF.

Carlos Moyano | Volontaire Européen 

Quelles étaient tes motivations, mais aussi tes doutes, tes craintes à l’idée d’intégrer le Corps Européen de Solidarité ?

Ma carrière professionnelle et éducative a toujours été liée à l’audiovisuel. J’ai étudié un diplôme universitaire en communication audiovisuelle et un master universitaire en création audiovisuelle et arts du spectacle. J’ai travaillé pendant deux ans en tant que technicien audiovisuel dans une chaîne de télévision à Malaga et dans le département de production culturelle d’une entreprise de bière, réalisant l’agenda culturel des cycles musicaux à Malaga. Ensuite, j’ai fait un Master en Technicien Sonore et Production Musicale. Jusqu’à présent, j’ai également travaillé dans la production musicale de concerts, pièces de théâtre, courts métrages…

Je n’ai jamais fait d’Erasmus ou quoi que ce soit de ce genre pendant mes années d’études et j’ai toujours voulu vivre une expérience comme celle-ci en dehors de ma ville. Ma principale motivation était de connaître en profondeur les valeurs sociales, politiques et culturelles d’un pays voisin. Mon principal obstacle était et continue d’être la langue, car parfois je ne peux pas exprimer mes idées avec la complexité et la compétence que j’aimerais, et cela m’empêche parfois d’approfondir la relation avec les personnes que je rencontre.

Comment décrirais-tu ton expérience dans ta structure d’accueil et, plus globalement, en Ile-de-France ?

Dès le début, je me suis senti très bien accueilli et respecté par les personnes avec lesquelles j’ai traité et travaillé. Ils ont toujours été flexibles et compréhensifs avec moi. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup, surtout compte tenu de l’étrange situation que nous vivons en raison de la pandémie.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes francilien.ne.s qui aimeraient partir en tant que volontaires européen.ne.s ?

Je vous recommande de vous forcer à faire quelque chose comme ça.  Au début, cela peut paraître un peu étrange mais les conditions d’accueil et l’expérience rendent tout très facile.  De plus, l’expérience va au-delà de vos heures de travail, il est également important de rencontrer des personnes en dehors du lieu de travail et d’élargir vos horizons.

Caroline Marchal | Animatrice Informatrice Jeunesse au CRL10

Quelles étaient les motivations, mais aussi les doutes, les craintes de votre association à l’idée de participer au Corps Européen de Solidarité ?

Difficile pour moi de répondre. Mon ancien directeur a fait cette demande et ensuite il est parti travailler ailleurs. Je ne connais pas la mobilité européenne. Ce que je crains est de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir les compétences ou le temps de former Carlos sur un sujet que je ne maîtrise pas. Sincèrement, cela m’angoisse encore plus dans cette période où Carlos est confiné à l’étranger loin de sa famille et de ses amis.

Comment décrirais-tu votre expérience d’accueil de Carlos ?

Avant ce confinement, je peux décrire l’expérience d’accueil de Carlos comme intéressante pour notre structure. Il apporte un regard neuf et curieux sur nos pratiques. De plus, sa maîtrise de la langue a été très rapide ce qui a facilité bien des choses. Ce que je souhaite, c’est trouver un temps pour faire un point et voir comment on peut améliorer cet accueil.

Pour l’instant, j’envoie des messages à Carlos sur les différentes manières de s’engager et de se mobiliser pendant le confinement (écologie, solidarité, démocratie). Avec son accord, j’ai élargi ses missions et Carlos fait désormais de l’accompagnement à la scolarité et son retour est positif. J’essaie – autant que faire se peut – de le mettre en contact avec des interlocuteurs qui travaillent sur ces questions de mobilité européenne. Il est question de relancer les cafés SVE pour mettre en relation les volontaires d’Ile-de-France par l’intermédiation d’Angeline Garcia de l’association APJC [également adhérente de la FRMJC-IdF]. 

Enfin, Carlos et moi souhaitons intervenir dans les établissements scolaires au sujet de la mobilité européenne comme évoqué devant Graziana Lucarelli [animatrice réseau auprès de la FRMJC-IdF], toi et les autres structures lors de notre dernière réunion fin novembre. Toutefois, les établissements scolaires ont d’autres priorités en ce moment. J’espère – quand la période sera revenue à la normale – qu’on pourra intervenir dans les lycées et collèges sur ces questions.

Quels conseils donnerais-tu aux autres structures franciliennes qui aimeraient accueillir des volontaires européen.ne.s ?

Mon conseil est d’avoir du réseau, des contacts dans le domaine de la mobilité européenne. Les conseils de Graziana sont précieux. Vous écouter – toi et les autres interlocuteurs/acteurs de la mobilité européenne – est une condition essentielle  pour un accueil de volontaire européen réussi.

FRMJC-IdF, 65, rue Voltaire - 93100 Montreuil - 01 49 72 51 90

La FRMJC-IdF est affiliée à la Confédération des MJC de France.
Elle reçoit le soutien du Ministère des Droits des Femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports et de la Région Ile-de-France.

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