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Motion AG 2020 – « Vers un cadre pédagogique commun du reseau »

Ce texte est une production collective réalisée par les participant·e·s au groupe « Repenser le travail » né de la dynamique du séminaire virtuel « Le confinement et après ? » organisé en visioconférence le 29 avril 2020. A l’issue de ce dernier, quatre chantiers ont été déterminés pour travailler la contribution des MJC à l’après confinement.

Si elle n’est pas lisible, l’utilité sociale des MJC peut être questionnée dans cette période où le lien est très fortement fragilisé et où des choix économiques vont être faits, aussi bien par les familles que par les collectivités et autres partenaires financiers.  Il nous semble donc nécessaire de reposer les principes qui définissent notre action, ainsi que le cadre pédagogique dans lequel apporter des réponses techniques à la situation actuelle et/ou les adaptations nécessaires.

C’est aussi l’occasion, si c’était nécessaire, de redonner du sens à notre action et de remettre le projet associatif au cœur de l’adhésion : on ne vient pas seulement s’inscrire à une activité régulière, mais dans une association où on pourra au choix, utiliser des salles de répétition, assister à un certain nombre d’événements (concerts, lectures, repas partagés etc.), participer à des manifestations artistiques dans la ville, proposer des débats de société etc.

D’après leurs statuts, les MJC partagent et défendent activement les valeurs de l’éducation populaire : coopération, co-élaboration, solidarité, laïcité et ouverture culturelle, en participant à un projet social visant à l’émancipation de l’individu en valorisant ses initiatives, en promouvant la citoyenneté pour permettre à chacun.e d’être acteur.rice responsable au sein de la société. Elles accueillent la diversité, favorisent le débat et la réflexion critique.

Concrètement, comment cela se traduit-il dans nos actions, activités et projets ?

Accueil, ouverture culturelle et aux diversités, solidarité :

  • L’accueil de tou.te.s : comment rendre l’action de la MJC accessible au plus grand nombre ? aux plus démunis ? aux publics empêchés (personnes en situation de handicap, malades, familles monoparentales etc) ?
  • Avec l’arrivée massive du numérique dans nos activités, quelles actions pour réduire la fracture numérique (mise à disposition de matériel, ou de lieux équipés ; aide à l’utilisation type écrivain public voire formation des habitants, …)
  • Utilisation du numérique pour créer du lien avec les personnes qui ne peuvent pas se déplacer : quelles modalités pour accompagner les visios, tutos et autres outils disponibles, et pour permettre un contact humain ?

Co-élaboration, émancipation, valorisation des initiatives :

  • Quelle place est donnée aux adhérent.e.s/usager.e.s dans les projets ? dans les ateliers ?
  • De quelle façon l’animateur.rice donne un rôle, une responsabilité aux adhérents ? Comment, tout en restant garant de l’atelier, s ‘appuyer sur les savoirs, compétences, envies des participant.e.s ?  co-élaboration du programme, d’un projet ?
  • Quelle place à l’initiative individuelle au sein d’un projet collectif ?
  • Comment le groupe est-il amené à se prendre en charge ?

Coopération, citoyenneté, débat :

  • Nous sommes en lien avec la société, avec l’époque, avec le monde. Comment les actions à venir vont-elles accueillir la transformation radicale de la société vécue par les habitant.e.s ? Comment vont-elles tenir compte de réalités qui ont évolué (accueillir les « séquelles » du confinement ; être attentif à son corps et aux corps des autres ; recréer les liens entre les individus, entre les groupes) ? En faisant référence à l’« Approche Basée sur les Droits de l’Homme en développement » (ABDH), est-ce que les actions ont comme objectif d’ « augmenter les capacités et les libertés des personnes» ?
  • Quels espaces de transversalité au sein de l’association ? comment être les un.e.s avec les autres et pas seulement les un.e.s à côté des autres ?
  • Est-ce que l’atelier s’inscrit dans le projet de la MJC ? Est-ce que l’animateur.rice a connaissance du projet de la MJC ? De quelle manière est-il.elle associé.e au projet associatif ?
  • Quel lien entre ce qui se fait dans la MJC et le reste du monde ? Quelle implication des ateliers dans la vie de la cité (participation aux manifestations municipales, partenariats divers), dans le réseau des MJC, à l’international etc ?
  • Quels moyens donnés aux salarié.e.s, notamment animateur.rice.s technicien.ne.s, pour s’investir dans ces nouvelles modalités de travail et dans cette réflexion ?

FRMJC-IdF, 65, rue Voltaire - 93100 Montreuil - 01 49 72 51 90

La FRMJC-IdF est affiliée à la Confédération des MJC de France.
Elle reçoit le soutien du Ministère des Droits des Femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports et de la Région Ile-de-France.

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